Mettez du sel dans votre voyage – EVASY

Bonjour les amis !

Vous avez envie de vous évader quelques minutes ? Suivez-nous !

Aujourd’hui on vous emmène en Indonésie sur l’île de Bali. Nous sommes à Kusamba, un petit village de bord de mer se situant le long de la côte Sud-Est, sur la route qui relie Padangbai à la région de Sidemen. Vous pourrez facilement y faire un stop en revenant d’un séjour farniente sur Lombok ou sur les îles Gili, avant de vous rendre à Sidemen pour admirer des étendues de rizières impressionnantes à vous en couper le souffle.

Mais revenons à la question qui vous brûle sans doute les lèvres. Qu’y a-t-il donc à faire à Kusamba, à part s’asseoir dans un warung et déguster des Pepes Ikan fraîchement préparés rien que pour vous ? Ou encore faire une balade le long de la plage frappée par le rouleau incessant des vagues, et dont le sable noir sous un soleil de plomb brûlera les pieds de ceux d’entre vous qui auront oublié leurs tongs dans le coffre de leur scooter.

Vous êtes un gastronome en herbe et vous ne jurez que par la fleur de sel de Guérande ? Vous êtes de ceux qui en saupoudrent toujours d’une pincée leur belle tranche de rumsteack ou leur poisson cuit en papillote ? Vous avez envie d’épicer votre voyage d’une façon originale ? Et bien cet endroit risque bien de vous plaire. Oubliez Guérande, la Bretagne et la pluie, et préparez vos papilles à exploser sous le soleil balinais ! Mais préparez-vous surtout à une belle rencontre et à une leçon d’humilité.

Nous allons vous présenter les paludiers de Kusamba. Depuis des générations, des familles entières ont fait de la plage leur lieu de travail, et de la fleur de sel leur fonds de commerce. De nos jours, quelques unes d’entre elles sont toujours en activité. On comprendra cependant que la plupart des jeunes d’aujourd’hui préfèrent chercher des emplois assurant un meilleur salaire, mais surtout des conditions de travail moins éprouvantes. Quitte à délaisser l’artisanat et les traditions.

Car être paludier à Bali n’a rien d’une sinécure. Le travail consiste principalement à faire des aller-retours entre le bord mer pour en récolter l’eau dans de grands seaux, et la plage où l’on en aspergera le sol. Jusqu’au moment où le soleil aura fait sécher le sable et qu’il faudra alors le tamiser pour en récupérer une nouvelle eau chargée en sel. On la laissera ensuite s’évaporer dans de longs demi-cylindres fabriqués à partir de troncs de cocotiers afin de récupérer le précieux sésame. Le tout bien entendu sans l’aide d’aucune machine, ce qui ne peut que forcer l’admiration du spectateur néophyte. De jour en jour, et aussi longtemps que la météo le permet, la famille entière répète cet incessant labeur. De la vieille dame qui serait en âge de passer un après-midi tisane avec votre grand-mère, à la petite fille débraillée qui prend encore tout cela comme un jeu.

En arrivant sur place, vous ne manquerez pas les panneaux vous indiquant la direction des « salt makers ». Si vous les suivez, vous arriverez devant les fameux cylindres de cocotiers et vous ne devrez pas attendre longtemps avant que les travailleurs viennent tous à votre rencontre. N’hésitez pas à leur demander des explications et à voir le processus de récolte du sel, ils accepteront de vous expliquer le tout avec un grand sourire.

Naturellement, ils vous proposeront avant de partir de goûter leur or blanc, mais également d’en acheter quelques paquets. Par réflexe, vous essayerez sans doute de faire baisser le prix annoncé, vu que l’on peut presque tout négocier à Bali. Et puis vous réaliserez que vous serez en train de batailler pour payer quelques centimes d’euros de moins par paquet. À ce moment là, souvenez-vous du prix du sel de Guérande affiché dans votre supermarché préféré, et écoutez vos papilles. Elles ne vous mentent jamais.

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